un rapprochement « synonyme » de début de démantèlement

Après chaque élection, Naval Group et son véritable patron (« le » ou « la » Ministre des armées) nous réservent une « mauvaise » surprise.

En 2015, c’est « le » Ministre de la Défense (actionnaire majoritaire puisque l’état détient 62,49 % de notre capital), qui autorisait le PDG de Naval Group à mettre en œuvre son Plan de Licenciement (PSE).

A l’époque, le secret sur les licenciements avait été bien gardé jusqu’au lendemain des élections, ce qui a permis à certaines OS (fraîchement réélues) de valider par leurs signatures ces licenciements.

En 2018, une semaine après les élections, c’est « la » Ministre des Armées (toujours actionnaire majoritaire), qui donne son aval au rapprochement franco-italien dans le naval de défense lors du salon Euronaval.

Le gagnant et le perdant

Au moment où l’Italie traverse une période pour le moins trouble politiquement, on peut se demander pourquoi les Italiens sont d’accord avec ce rapprochement ? En effet, M. Salvini lors de sa campagne électorale, avait indiqué qu’il n’autoriserait plus la cession d’entreprise Italienne, sauf si cette action était bénéfique pour l’Italie.

La présence de la ministre Italienne de la Défense (véritable patronne de Fincantieri) aux côtés de notre propre ministre des armées, pose véritablement la question de notre avenir.

Les programmes en coopération … ce n’est pas nouveau

Des programmes faits en commun, notamment avec l’Italie, cela n’a rien de nouveau … c’était déjà le cas pour FREMM. Cela prouve bien que le seul intérêt de ce rapprochement capitalistique est pour les actionnaires.

Par contre, il met en péril la survie de notre entreprise. Naval Group est en effet une entreprise de stature mondiale. Notre savoir-faire technologique et industriel dans la conception, la construction et le maintien en condition opérationnelle des navires militaires sont là pour le démontrer. Contrairement à Fincantieri qui est une entreprise de construction de navire de Commerce et de plateformes militaires.

Fincantieri s’est d’ailleurs récemment illustrée par ses accords avec des chantiers chinois pour la construction de navires de commerce. (C’est ce qui fait craindre le pire aux salariés des Chantiers de St Nazaire).

On abandonne déjà le désign français

La Ministre des Armées propose d’engager une collaboration industrielle pour fournir à la Marine Française 4 pétroliers ravitailleurs … basés sur le design du LSS italien Vulcano ! A la CGT, nous pensons que la Marine Nationale devrait demander à son atelier historique (Naval Group) de concevoir et construire les pétroliers dont elle a besoin ! Cela donnerait du travail à notre Ingénierie Lorientaise et permettrait de relancer la construction navale à Brest.

Souveraineté indus et nationale

Ce rapprochement, c’est le début de l’opération de démantèlement, voire de la dislocation de Naval Group, comme l’on dit certains dirigeants de notre entreprise.

Ce rapprochement ne tient aucun compte de nos intérêts, qui passent notamment par notre souveraineté industrielle. Pire, c’est l’abandon de notre souveraineté nationale.

 

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